Communication verbale et non verbale : ce que vous montrez est 13 fois plus important que ce que vous dites !

Published by Charlotte Melchior on 7 janvier 2014

 

93% de ce que nous communiquons est non-verbal.

Lorsqu’une personne publique, politique ou lambda prend la parole, elle peut utiliser, consciemment ou inconsciemment, plusieurs leviers de communication.

En effet, que l’on s’exprime devant une grande foule, lors d’un dîner en ville, devant un média ou en famille, l’on utilise deux formes de communication :

-       le verbal

-       la gestuelle (aussi appelée « langage non-verbal »).

Seulement 7% de la communication humaine passe par les mots.

Pourtant c’est habituellement la partie du discours à laquelle on apporte le plus d’importance. Il nous manque donc 93% pour décrypter le message dans son ensemble et en détail. Le ton de la voix, le volume, la posture, l’expression du visage et les gestes utilisés ont un sens bien particulier.

Les gestes peuvent venir poser le discours ou le dynamiser. Ils permettent de mettre le public en confiance ou au contraire créer un sentiment de peur, d’installer le speaker et de créer l’empathie ou encore de rendre l’écoute plus active. Tous les gestes que nous faisons participent à la création du lien avec la personne en face de nous. Il est donc nécessaire de savoir décrypter certains de ces gestes.

Le non-verbal : un outil en politique

Le langage corporel, en particulier la manière dont on va utiliser notre voix, a un réel effet sur notre capacité à communiquer. La plupart des élus, au fur et à mesure de leur avancée dans l’échiquier politique, travailleront le ton de leur voix, les modulations, leur débit, ainsi que les gestes corporels indispensables à un discours efficace.

Analyser, décoder le langage non-verbal d’un homme politique dans une de ses interventions peut permettre de découvrir ses sentiments cachés, ou du moins de mieux comprendre le contexte du discours et l’émotion dans laquelle se trouve l’homme politique.

L’image visuelle d’un homme politique, marque les esprits plus que les mots qu’il prononce. C’est un fait. Alors comment entrer dans le monde secret du langage corporel ? En politique, il y a évidemment un jeu d’image, de mise en scène et de comédie par rapport aux objectifs du discours.

Rester debout par rapport à l’interlocuteur assis signifie par exemple « je suis plus important que vous, je vous domine ». Si un homme politique ferme la marche, il montre aussi sa supériorité par rapport à celui qui le devance. C’est un jeu subtil, mais auquel tous les personnages politiques sont sensibilisés.

Le sourire : facteur de compétence ?

Il est de notoriété publique que certains hommes sont plus charismatiques que d’autres. Pourtant, n’est-ce pas seulement leur manière de se mouvoir et de s’exprimer, de manière verbale ou non-verbale, qui peut nous donner ce sentiment d’un plus grand charisme ?

Les expressions qui expriment la compétence peuvent être le sourire, le contact visuel et regard franc, par exemple. Au moment des élections, contrairement à ce que l’on aurait souhaité penser, c’est à dire que ce sont la pensée politique et le programme concret qui orientent de manière quasi-essentielle notre vote, l’expression sur le visage d’un candidat constitue un élément important dans notre choix (selon une étude réalisée aux Etats-Unis).

Quelques clés de décryptage d’un discours ou du comportement d’un homme politique.

De nombreux ouvrages ou articles analysent tous les gestes qui peuvent être utilisés lors d’un discours. Voici les principaux, avec quelques clés de compréhension pour chacun :

- les mains dans les poches : l’homme politique se cache, exprime de la nonchalance.

- les doigts rassemblés en faisceau : on porte le message d’un groupe.

- poignets ascendants : exprime un besoin de se contrôler, une méfiance vis à vis de l’environnement.

- tenir un objet dans sa main : permet de rester calme et de gérer la pression.

- l’index sous le menton indique une situation d’écoute.

- lorsque les paumes sont tournées vers le haut, l’homme politique tente de rallier le public à son idée, de le faire adhérer à son discours, avec ce geste de supplication.

- lorsque les paumes sont tournées vers le bas, le speaker cherche à instaurer une distance nécessaire avec l’assemblée et à imposer son autorité.

- l’index : L’auteur de l’article du Figaro (référence ci-dessous) analyse ce geste comme un geste « d’affirmation et d’autorité ». Celui d’un « leader », d’un « homme de pouvoir ». Nous nuancerons ses propos, car le public peut ressentir de l’hostilité et presque une accusation de la part de celui qui utilise ce geste. Il n’est donc pas recommandé dans le cadre d’un discours, car peut créer un sentiment contraire à celui recherché.

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